Les BONS COMPORTEMENTS à chaque étape de l’ACCOUCHEMENT

 

L’accouchement est souvent source d’appréhension, surtout pour un premier enfant. Le meilleur moyen d’arriver la plus zen possible à son accouchement, c’est d’être bien informée. Voici les différentes étapes de l’accouchement et ce que vous devez faire à chacune de ces étapes, pour que votre accouchement se déroule au mieux.

Un accouchement classique, par voie basse, se déroule en 4 phases :

  1. Le travail ou la dilatation du col de l’utérus
  2. L’expulsion ou la mise au monde
  3. La délivrance
  4. Le rétablissement

 

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Phase 1 : le travail ou la dilatation du col

Cette phase ne porte pas le nom de « travail » pour rien. Le col de l’utérus va travailler dur (et possiblement très longtemps) pour s’ouvrir et laisser la place pour que le bébé sorte.

Il s’agit de l’étape la plus longue de l’accouchement. Elle dure largement plus longtemps que la phase suivante, l’expulsion. Impossible cependant de vous dire exactement combien de temps ça prendra dans votre cas, cela va dépendre de plusieurs facteurs et chaque accouchement est différent. En général, la dilatation dure plus longtemps pour un premier accouchement : en moyenne entre 7 et 16 heures, pour vous donner une idée.

Cette première phase de l’accouchement, la dilatation, a en réalité démarré lorsque vous étiez encore chez vous ! C’est lorsque vous détectez que le travail a commencé, que vous devez prendre vos affaires et partir pour la maternité.

Il existe des astuces simples pour détecter le « vrai » travail et savoir si c’est le moment d’aller à la maternité. Dans certains cas précis, il ne faut pas attendre que le travail ait démarré pour partir. Je vous ai préparé une fiche pratique complète tout savoir sur le sujet et pour vous aider à diminuer votre stress. Vous pouvez la télécharger maintenant : cliquez ici pour télécharger.

Une fois arrivée à la maternité, vous êtes prise en charge par une sage-femme dans une salle réservée aux premiers examens : poids, tension, urines, mesure de la hauteur utérine, toucher vaginal et monitoring. Le monitoring consiste à enregistrer le rythme cardiaque du bébé et les contractions. Cela permet à la sage-femme d’évaluer l’avancée des opérations.

Si le col n’est pas ouvert et que la poche des eaux est intacte, la maternité vous gardera 1 ou 2 heures pour surveiller l’évolution de la dilatation. On vous demandera certainement de marcher pour essayer de stimuler le travail. Si au bout de quelques heures cela n’a pas évolué, il peut s’agir d’un faux travail. Vous pouvez alors être invitée à rentrer chez vous. Pas la peine de vous blâmer, cela arrive très souvent ! Vous pouvez alors patienter quelques heures ou quelques jours chez vous avant que ça recommence.

Si le col de l’utérus est déjà bien ouvert, vous restez à la maternité, votre bébé arrivera bientôt !

Si la poche des eaux est rompue, vous restez également même si le col n’est pas ouvert car il y a des risques d’infection. En effet, la poche des eaux est l’enveloppe qui protège bébé. Dans ce cas, c’est parti pour quelques heures à marcher, à faire du ballon, à attendre que votre col se décide à s’ouvrir… Selon la taille de la maternité, la sage-femme vous installera dans une salle de travail (qui ressemble à une chambre) ou directement dans une salle d’accouchement. Ca peut être long et si au bout de 24 heures le travail n’a toujours pas réellement commencé, la sage-femme vous proposera de déclencher l’accouchement.

L’objectif de la phase de dilatation est d’amener le col de sa position fermée jusqu’à une dilatation complète de 10 cm. La sage-femme vous indiquera régulièrement où en est la dilatation de votre col. En général elle l’exprime en centimètres (ou en largeurs de doigts lors du toucher vaginal) : « vous en êtes à 4 cm » ou « vous en êtes à 3 doigts ».

A partir de 3 cm, la dilatation se décompose elle-même en différentes étapes :

 

  • L’étape active

Les contractions sont désormais plus longues : en plein travail elles reviennent toutes les 2 à 5 minutes et durent au moins 1 minute. Pendant cette période votre col va s’ouvrir jusqu’à 7 cm environ.

En fonction de différents facteurs (accouchement déclenché, douleurs…), vous pourrez être emmenée en salle d’accouchement à cette étape, si vous n’y êtes pas déjà. Si vous avez choisi d’accoucher sous péridurale, on vous posera une perfusion, obligatoire.

C’est à ce moment-là que certaines femmes perdent les eaux. La poche des eaux peut également être rompue artificiellement pour rendre les contractions plus efficaces. Sachez que ce geste est indolore, vous ne sentirez que l’écoulement. En revanche, la dilatation sera ensuite plus douloureuse (mais aussi plus rapide). La péridurale est faite pour vous protéger de la douleur, elle sera alors installée. On peut également vous proposer de respirer dans un masque pour atténuer la douleur (il s’agit d’un mélange d’oxygène et d’azote), notamment si vous avez choisi d’accoucher sans péridurale.

 

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  • L’étape de transition

Durant cette dernière étape, le col atteint son ouverture maximale, soit 10 cm environ. Les contractions sont plus rapprochées et plus intenses.

Il est possible que vous ayez alors diverses sensations : bouffées de chaleur, froid aux mains et aux pieds, perte du contrôle, difficultés pour vous concentrer. Tout cela est normal. L’équipe médicale et votre conjoint seront là pour vous aider à surmonter la douleur. N’hésitez pas à leur dire ce qui vous fait du bien pendant cette période. Certaines femmes ressentent le besoin d’un contact visuel ou physique : caresses, massages, main tenue par le conjoint. D’autres préfèrent se mettre dans leur bulle. A vous de voir, mais c’est le moment de tout demander. Et même les jurons sont autorisés, les sages-femmes sont habituées !

 

Ce que vous devez faire pendant la dilatation

Vous allez vite vous rendre compte que les contractions sont involontaires. Mais vous ne devez pas rester passive pour autant. Votre accouchement sera d’autant plus rapide que vous serez calme et détendue. C’est plus facile à dire qu’à faire mais vous devez bien respirer, vous détendre et changer régulièrement de position.

D’abord, quelques mots sur la respiration : votre utérus est en train de travailler intensément, et comme un muscle, plus il travaille, plus il a besoin d’oxygène. Par ailleurs, votre bébé a toujours besoin de recevoir votre oxygène. Pour ces 2 raisons, vous devez respirer bien régulièrement.

Le col de l’utérus a naturellement tendance à résister à la dilatation. Si vous êtes vous-même contractée, le col résiste encore plus et cela provoque une douleur plus forte.

Voici comment procéder :

Dès que vous sentez une contraction monter, le rythme de votre respiration change (l’inspiration est plus longue). Faites des respirations profondes en suivant ce rythme. Dès que la contraction est passée, reprenez votre respiration normale.

Il est important de ne pas « pousser » pendant la phase de dilatation, même si vous en ressentez le besoin. Pendant la dilatation, cela n’aiderait pas le travail mais le rendrait plus douloureux. Cela vous fatiguerait également et il vaut mieux garder votre énergie pour la phase d’expulsion qui viendra ensuite.

Pour éviter de pousser, la technique de la respiration haletante (respiration du petit chien) fonctionne bien : inspirez et expirez légèrement, sans faire de bruit. Votre ventre doit rester pratiquement immobile. Le but n’est pas de respirer de plus en plus vite, mais de bien expirer sans que le ventre ne bouge. Respirez la bouche ouverte. Vous verrez qu’il est impossible de pousser tout en faisant des respirations haletantes.

Vous vous exercerez à ces techniques de respiration pendant votre préparation à l’accouchement.

Il n’y a pas de position meilleure qu’une autre pendant la dilatation. Par contre, le fait de changer régulièrement de position a plusieurs bénéfices : mettre en mouvement les articulations et le bassin pour faire de la place au bébé et faciliter sa descente, atténuer la douleur. Même avec une péridurale, vous pouvez vous tenir assise. Ainsi vous pouvez vous pencher en avant et vous appuyer sur les mains ou sur les coudes : cela permet de relâcher le bas du dos et d’atténuer les douleurs à cet endroit.

Vous pouvez aussi tester la position suivante qui libère toute la place dont le bébé a besoin dans le bassin : à genoux sur le lit, vos avant-bras posés sur le dossier relevé du lit, et les genoux suffisamment écartés pour ne pas compresser votre ventre.

Quelle que soit votre position, détendez-vous en relâchant complètement tous vos muscles. Évitez de vous crisper et essayez d’accompagner la contraction plutôt que d’y résister.

Sachez enfin qu’il n’est pas interdit de boire un peu d’eau pendant la dilatation.

 

Phase 2 : la mise au monde ou l’expulsion

D’abord, précisons que l’expulsion est le terme médical qui désigne cette phase, mais une mère n’expulse pas son enfant, elle le met au monde.

C’est cette fameuse phase qu’on voit dans les films où la sage-femme répète en boucle : « Allez-y Madame ! Inspirez, bloquez, poussez ! ». Elle va durer beaucoup moins longtemps que la dilatation : en moyenne 20 à 30 minutes pour un premier bébé, moins pour les suivants. Cette phase n’est pas forcément la plus pénible de l’accouchement, contrairement à ce que beaucoup de femmes pensent : le col est complètement dilaté et ne résiste plus. Les contractions sont moins douloureuses.

A ce stade, la tête de bébé appuie sur le périnée, ce qui vous donne envie de pousser. Contrairement à la phase de dilatation où il fallait rester détendue, il s’agit désormais d’être beaucoup plus active.

 

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Ce que vous devez faire pendant l’expulsion

Lorsque vous sentez une contraction arriver, relevez légèrement votre dos, relâchez votre périnée et faites une profonde respiration. Puis lorsque la contraction démarre, fermez la bouche, inspirez profondément. Bloquez votre souffle, et contractez fortement les muscles abdominaux à partir de l’estomac pour appuyer sur le bébé et le pousser vers le bas. Faites le dos rond et inclinez la tête sur la poitrine. Vous pouvez attraper les barres du lit ou qui soutiennent les étriers pour vous aider à pousser. Imaginez-vous que vous voulez laisser le plus d’espace possible au bébé : le fait de le visualiser facilitera la descente du bébé. La sage-femme sera à vos côtés pour vous guider si vous perdez un peu le contrôle.

Il est difficile de bloquer son souffle pendant toute la contraction. Ce n’est pas grave, expirez rapidement puis recommencez aussitôt le processus pour profiter de la contraction jusqu’au bout. Vous pouvez répéter ce processus 2 à 3 fois par contraction.

Vous pouvez ressentir le besoin de grogner pendant la poussée. Ne vous retenez surtout pas, en fait c’est une bonne chose car cela fait descendre le diaphragme et cela augmente la force d’expulsion.

Entre 2 contractions, reposez-vous et respirez de façon normale. Relâchez vos muscles et sauf indication de la sage-femme, ne poussez pas.

A noter : si vous êtes sous péridurale, il se peut que vous ne sachiez pas exactement à quel moment vous devez pousser comme vous sentirez moins les contractions. Ne vous inquiétez pas, la sage-femme vous indiquera quand le faire.

Restez bien concentrée pendant toute la durée de l’expulsion. Au fur et à mesure, la sage-femme vous informera de l’avancée de la mise au monde. N’hésitez pas à lui dire ce que vous ressentez entre 2 contractions pour qu’elle puisse ajuster ses interventions en fonction de vos besoins et de ceux du bébé.

A un moment donné, on vous dira de ne plus pousser. C’est alors à la sage-femme de dégager lentement la tête du bébé. Pousser risquerait de provoquer une déchirure du périnée. Restez bien allongée pour éviter d’avoir envie de pousser, et utilisez la technique des respirations haletantes. Pensez à votre bébé qui sera bientôt là et préparez-vous à l’accueillir.

 

L’épisiotomie

Au moment où la sage-femme dégage lentement la tête de votre bébé, il se peut qu’elle doive procéder à une épisiotomie, notamment si votre enfant est plus gros que la moyenne, si votre périnée est très résistant ou trop fragile. Cela consiste à pratiquer une incision du périnée pour faciliter la sortie de bébé. Cette intervention est faite pour vous protéger d’une déchirure plus importante, plus difficile à suturer et d’éventuelles complications.

Souvent, les femmes redoutent l’épisiotomie ce qui est tout à fait compréhensible. Sachez que l’incision n’est pas douloureuse : d’une part, les terminaisons nerveuses du périnée sont comprimées par la tête du bébé, ce qui le rend insensible. D’autre part, une anesthésie locale est effectuée pour éviter toute douleur, notamment si la péridurale ne fait plus effet. Par contre, la cicatrisation est plus douloureuse et vous gênera en position assise notamment.

 

Le forceps, la ventouse et les spatules

Ces mots peuvent faire peur, mais soyez rassurée, ces instruments ne présentent aucun danger, ni pour vous, ni pour votre bébé. Ils peuvent laisser des marques sur les joues ou sur le sommet du crâne de bébé, mais ne soyez pas inquiète, ces marques disparaîtront toutes seules au bout de quelques jours.

Ces instruments sont en général utilisés dans les 2 situations suivantes : si les contractions sont inefficaces et que bébé ne progresse plus, ou si le rythme cardiaque du bébé ralentit.

Le forceps est composé de 2 sortes de grosses cuillères, qui permettent de saisir la tête du bébé pour l’aider à sortir au rythme des contractions. Il est souvent utilisé lorsque la tête de bébé est bloquée à mi-chemin dans le bassin.

Les spatules ressemblent au forceps, mis à part que les 2 manches peuvent être maniés séparément.

Le forceps et les spatules ont tendance à exercer une pression sur le périnée ce qui peut amener à faire une épisiotomie.

La ventouse, quant à elle, présente l’avantage de ne pas déformer le périnée, ce qui peut permettre d’éviter l’épisiotomie. Elle est appliquée sous la tête du bébé, puis la sage-femme fait le vide (comme pour un système de ventouse classique), ce qui permet de faciliter le passage de la tête en l’inclinant.

Sachez que l’utilisation de l’un ou l’autre de ces instruments peut aussi dépendre des habitudes de la sage-femme.

 

La naissance

Une fois la tête sortie, la sage-femme dégage une épaule puis l’autre. Le reste du corps du bébé suit sans problème.

Félicitations, votre bébé est né !

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La sage femme ou le papa pourra vous dire le sexe du bébé si vous ne le connaissiez pas encore.

On pose tout de suite le bébé contre vous pour établir le lien et la mère et l’enfant. Il est encore mouillé, la sage-femme le sèche puis le place dans un lange chaud. Le cordon ombilical est coupé entre 2 pinces par la sage-femme ou par le papa s’il le souhaite. Sachez que c’est sans douleur, ni pour vous ni pour bébé, il n’y a pas de terminaison nerveuse sensitive dans le cordon.

Puis la sage-femme procède au premier examen de Bébé : le test d’Apgar, qui permet de vérifier que les fonctions vitales se sont bien adaptées à la vie en dehors de l’utérus. Les premiers soins lui sont prodigués : il est pesé et il reçoit des gouttes pour protéger ses yeux de toute infection.

Le soulagement après l’effort et les émotions de l’arrivée de l’enfant vous mettront surement dans un état second. C’est normal, c’est un moment dont vous vous rappellerez longtemps.

 

Phase 3 : la délivrance

Quelques minutes après la naissance, vous allez ressentir à nouveau des contractions, beaucoup moins intenses que les précédentes. Ces contractions servent à décoller le placenta et à l’expulser. Il s’agit de la délivrance.

En poussant et en serrant le ventre, le placenta sort quasiment tout seul, sans que cela soit douloureux. La sage-femme vous indiquera à quel moment pousser.

Elle vérifiera que le placenta est complet. S’il en manque un fragment, la sage-femme procède à la délivrance artificielle : elle introduit sa main dans l’utérus et retire manuellement le fragment manquant. Cette intervention se fait grâce à l’anesthésie de la péridurale, ou bien sous anesthésie générale s’il n’y a pas de péridurale.

 

Phase 4 : le rétablissement

C’est la dernière phase de l’accouchement, avant d’être transférée dans une chambre de la maternité pendant quelques jours. Le rétablissement sert à la fois à maintenir une surveillance de votre état, et à profiter des premiers moments avec votre bébé.

Si vous avez eu une épisiotomie ou une déchirure, la sage-femme va recoudre la plaie. Il faut vous armer de patience parce que vous aurez certainement envie d’en terminer avec l’accouchement.

Elle va vérifier régulièrement votre rythme cardiaque, votre tension, votre température et l’état de votre utérus. Il est possible qu’elle soit amenée à masser votre utérus pour qu’il reste ferme et contracté. Si c’est inconfortable, essayez de bien respirer comme lors de la dilatation.

Elle va aussi nettoyer votre périnée et placer une serviette hygiénique dans une magnifique culotte filet.

Vous pourrez vous détendre et profiter d’être réunis en famille avec votre bébé. Le peau à peau est un bon moyen de créer le lien avec le bébé, et également de le maintenir au chaud. Le papa pourra lui aussi tester le peau à peau s’il le souhaite

Si vous souhaitez allaiter, on vous proposera rapidement de mettre bébé au sein pour stimuler son réflexe de succion. Cela facilitera ensuite l’allaitement.

Pendant ces premières minutes, il peut être difficile de réaliser que vous avez accouché et que ce petit être que vous avez devant vous était pendant 9 mois dans votre ventre. Ne vous inquiétez pas, cela viendra. Pensez surtout à profiter de ces moments de bonheur réunis avec vos êtres chers.

 

J’espère sincèrement que cet article vous aidera à aborder sereinement votre accouchement.

Si vous doutez encore du moment où vous devez partir pour la maternité, la fiche pratique que j’ai préparée sur le sujet va grandement vous aider à diminuer votre stress. Vous pouvez la télécharger maintenant : cliquez ici pour télécharger.

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