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Allaitement : les VRAIS CRITÈRES de choix

 

Derrière ce titre accrocheur se cache un réel problème : toutes les femmes ne se sentent pas libres dans leur choix d’allaiter ou non.

Personne ne remet en cause les bienfaits de l’allaitement maternel. Mais certains chiffres sont inquiétants. Selon un sondage réalisé par le site elle.fr en février 2016, 60% des femmes dénoncent une pression à l’allaitement maternel. Pression culpabilisante qui peut être exercée par l’entourage proche – amis, famille, par les professionnels de santé qui vous suivent pendant la grossesse, et même par les médias et les pouvoirs publics. Les témoignages sur le sujet ne manquent pas.

Avez-vous remarqué que lorsqu’une femme annonce qu’elle est enceinte, on lui pose généralement 3 questions :

1) C’est pour quand ?

2) C’est une fille ou un garçon ?

3) Tu vas allaiter ?

 

Les femmes enceintes vivent de grands changements dans leur vie et dans leur corps, et tout devrait être fait pour qu’elles se sentent sereines et épanouies pendant cette période si importante. Ce n’est pas en mettant la pression sur les femmes enceintes qu’on les aide à bien se préparer à l’accouchement, ni à bien vivre leur grossesse.

 

Cet article a pour objectif de vous donner toutes les clefs pour faire un choix libre et éclairé concernant l’allaitement, VOTRE choix.

Une grille de critères claire pour vous guider et comprendre les tenants et aboutissants de l’allaitement maternel et au biberon, de façon neutre et objective.

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Pourquoi la pression pro-allaitement s’est-elle renforcée ces dernières années ?

 

Le 15 janvier 2011, l’OMS a officiellement recommandé « aux mères du monde entier l’allaitement exclusif de leur nourrisson pendant les six premiers mois » et même de poursuivre l’allaitement mixte « jusqu’à l’âge de deux ans, voire au-delà. »

Vous imaginez bien qu’une telle déclaration de l’OMS, avec sa notoriété, a eu des conséquences notables sur le traitement du sujet par les médias, sur l’opinion publique et sur les conseils délivrés par les professionnels de santé.

L’ensemble du corps médical est désormais formé à préconiser l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois, conformément aux recommandations de l’OMS.

Lorsqu’on regarde les chiffres sur l’allaitement, on pourrait penser que cette campagne permanente en faveur de l’allaitement maternel a fini par porter ses fruits : 66% des nourrissons ont été allaités à la maternité en 2013, contre 56% en 2002.

Mais à y regarder de plus près, cette campagne n’atteint pas ses objectifs. Loin de là.

Tandis que l’OMS préconise un allaitement exclusif pendant 6 mois, seulement 10% des femmes pratiquent encore l’allaitement exclusif au bout de 6 mois.

 

Source : Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire

 

Malheureusement, ces résultats ne peuvent qu’inciter le corps médical à renforcer davantage son message en faveur de l’allaitement maternel (dont personne ne remet en cause les bienfaits, encore une fois !), au risque de créer une pression culpabilisante encore plus forte pour les femmes enceintes.

Cette pression peut s’avérer dangereuse : l’hormone du stress, le cortisol, peut avoir des effets néfastes chez le bébé, et chez la mère également.

 

Il est primordial que chaque femme puisse faire un choix en connaissance de cause. Cela passe par la bonne compréhension de ce qui différencie le lait maternel et le lait artificiel.

 

Quelles différences entre le lait maternel et le lait artificiel 1er âge ?

 

Les 2 répondent aux besoins nutritionnels des nourrissons jusqu’à 6 mois :

Jusqu’à ses 6 mois, les fonctions digestives et métaboliques de bébé sont immatures, c’est pour ça qu’il ne peut boire que du lait. Et comme il n’a pas de réserves, il a besoin de se nourrir plus souvent.

Il s’agit donc de subvenir à ses besoins en énergie, protéines, acides gras essentiels, vitamines, minéraux, oligoéléments, apports hydriques, etc.

La bonne nouvelle, c’est que le lait maternel et les laits dits « 1er âge » sont destinés à apporter tout ce qu’il faut pour donner les apports nutritionnels nécessaires à votre bébé (exception faite des compléments en vitamine K, D, en fluor… qui peuvent vous être prescrits à part par un professionnel, que vous allaitiez ou non).

Les caractéristiques des laits 1er âge sont fixées par la loi dans les arrêtés relatifs aux aliments diététiques et de régime de l’enfance. Les laits 1er âge répondent à eux seuls aux besoins nutritionnels des nourrissons pendant les 4 à 6 premiers mois.

Le lait 1er âge est une préparation à base de lait de vache. Mais le lait de vache en lui-même n’est pas adapté : il n’apporte pas assez d’acides gras essentiels et trop de protéines. Il subit donc quelques transformations de façon à assurer les besoins nutritionnels de bébé : équilibrage des différentes protéines, diminution en sels minéraux et ajout de fer et de certaines vitamines, etc.

Quant au lait maternel, il contient naturellement tous les éléments nécessaires à la nutrition de bébé.

En résumé, que vous choisissiez lait maternel ou lait artificiel, cela permettra de couvrir les besoins nutritionnels de votre bébé pendant les 6 premiers mois.

Voyons maintenant quelles sont les différences notables entre les 2.

 

Les atouts indiscutables du lait maternel :

Le lait maternel possède des avantages indéniables pour le bébé. Voici les principaux :

  • Il a été prouvé scientifiquement que l’allaitement au sein permet « un moindre risque d’infection gastro-intestinale pour le bébé, une perte de poids plus rapide après l’accouchement pour la mère ». Ce sont les conclusions de 2 essais cliniques comparatifs et 18 études menées dans différents pays, développés et en développement. Ces résultats ont été diffusés par l’OMS dans sa déclaration de janvier 2011 dans laquelle elle recommande l’allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de bébé.

 

  • Le lait maternel donne une plus grande diversité de goûts à bébé. Cela est directement lié aux différents aliments consommés par la maman. Tous les aliments donnent du goût au lait maternel. Il est plus ou moins prononcé, selon la quantité de principes volatils présents dans l’aliment. Cela offre la possibilité d’une « diversification » alimentaire alors que bébé ne boit que du lait maternel ! A condition de diversifier vous-même votre alimentation, évidemment. En 2008, une équipe de chercheurs de Copenhague a même démontré que la banane est l’aliment dont le goût se transmet le plus vite au lait maternel, en moins d’une heure !

Bébé pourra goûter à quasiment tout ce que vous mangez ! quintesens-bio.com

 

  • Certaines enzymes présentes dans le lait maternel, notamment la lipase, facilitent la digestion de bébé, dans une période où ses fonctions digestives ne sont pas encore complètement matures. Cette enzyme est produite par le pancréas et permet la digestion des graisses, chez l’Homme. Elle se retrouve dans le lait maternel et aide bébé à son tour, à mieux digérer. Attention, cela ne signifie pas pour autant que si vous allaitez, alors votre bébé n’aura pas de régurgitations ou pas de coliques par exemple. A l’inverse, ce n’est pas parce que vous choisissez le biberon, que bébé aura forcément des coliques. Malheureusement, il n’y a pas de règle universelle. Néanmoins, le lait maternel facilite la digestion.

 

Les idées reçues et fausses rumeurs sur l’allaitement maternel :

 

Vous êtes peut-être en train de vous dire : « Quoi ? On ne parle pas du fait que l’allaitement diminue les risques de rhumes pour mon bébé ? Ou du lien avec les risques d’obésité ? » Justement, parlons-en !

Vous allez entendre et lire beaucoup de choses sur l’allaitement au sein. Je vous invite à toujours prendre du recul et à vous renseigner avant de les prendre pour argent comptant.

  • Dans sa fameuse déclaration de janvier 2011, dans laquelle l’OMS a cité les avantages que nous avons vus juste avant, il était également indiqué :

« La réduction des risques n’a pas été mise en évidence pour d’autres infections ou maladies allergiques. ». Voilà qui est dit !

Si vous faites le choix d’allaiter en espérant que votre bébé ne sera jamais malade, détrompez-vous ! Aucun lien de cause à effet n’a été prouvé, et d’ailleurs, je suis prête à parier qu’en y réfléchissant quelques instants, vous n’aurez pas de mal à trouver des contre-exemples dans votre entourage. De mon côté, je connais des bébés qui ont eu des rhinopharyngites et bronchiolites à répétition, alors qu’ils ont bénéficié d’un allaitement exclusif pendant 6 mois ou plus. Ce n’est donc clairement pas un critère pour choisir si vous souhaitez allaiter ou non.

 

  • On vous a peut-être dit qu’allaiter diminue les risques d’obésité pour votre enfant.

Sachez que de nombreuses études ont été faites sur le sujet. Et devinez quoi ? Ces études se contredisent ! Certaines ont trouvé au mieux un lien « modeste » entre le non allaitement et l’obésité infantile, et d’autres ne l’ont pas retrouvé du tout. Et pour cause ! A votre avis, quel facteur est le plus susceptible d’augmenter le risque d’obésité ? Le fait de ne pas avoir allaité pendant 6 mois ou de mauvaises habitudes alimentaires pendant 5, 10, ou 15 ans ? Là encore, je pense que vous n’aurez pas de mal à trouver des contre-exemples dans votre entourage, dans un sens ou dans l’autre. Allaiter en vue de diminuer le risque d’obésité de votre enfant n’est pas non plus un critère de choix pertinent.

Une alimentation saine toute la vie est le meilleur moyen de lutter contre l’obésité

 

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  • On parle également d’un lien entre l’allaitement et le cancer du sein.

C’est très important d’y voir clair sur ce point car cela nous concerne toutes. Ce que disent les études sur le sujet : le lien existe, mais il est faible et il faut allaiter pendant longtemps. Quelques chiffres issus de ces études : 71% des femmes souffrant d’un cancer du sein avaient allaité, en moyenne pendant 9,8 mois (79% des femmes non malades ont allaité, en moyenne pendant 15,6 mois). Donc malheureusement, allaiter n’est pas une garantie d’éviter le cancer du sein, loin de là, même si le lien semble établi.

 

  • Et enfin le plus étonnant, allaiter permettrait de rendre votre enfant plus intelligent.

Ici aussi il existe plusieurs études sur le sujet, dont une qui fait la synthèse de toutes les autres. Elle établit qu’en moyenne, les enfants allaités ont un QI supérieur de 2 points aux autres. Ces résultats ne sont pas significatifs pour plusieurs raisons. D’abord, avec un écart de 2 points, on se situe dans la marge d’erreur du test : par exemple si vous faites le test de QI 2 fois de suite, c’est typiquement le type d’écart que vous pouvez obtenir entre vos 2 tests selon votre forme et votre concentration du moment.

Allaiter ne fera pas de votre enfant le prochain Albert Einstein !

 

Ensuite, cela supposerait que le QI est une donnée figée pour toute votre vie, ce qui n’est pas le cas. Il est même possible d’augmenter son QI à l’aide d’exercices d’entrainement cognitif (le dual n-back, si cela vous intéresse). Et enfin, c’est avant tout l’environnement dans lequel votre enfant va grandir qui va influencer son développement cérébral, davantage que l’allaitement. Pour toutes ces raisons, je vous déconseille de choisir l’allaitement dans le but de rendre votre enfant plus intelligent.

 

Les 7 critères d’un choix libre et éclairé

Maintenant que vous en savez plus sur le côté scientifique, il est temps de vous parler des vrais critères qui vont vous permettre de faire VOTRE propre choix par rapport à l’allaitement, sans vous faire influencer par l’air ambiant pro-allaitement.

Ils sont au nombre de 7 :

 

1) Le rapport que vous avez à votre corps

Il s’agit sans doute du critère le plus important, celui que vous devez explorer en premier. Votre corps (et en particulier votre poitrine) tiendra l’un des rôles principaux lors de l’allaitement maternel. Vous devez être au clair sur le rapport à votre corps sur différents aspects :

 

  • L’intimité : lorsque vous allaitez, vos seins ont une nouvelle fonction et dans l’esprit des gens, leur côté intime peut s’effacer au profit d’un côté plus « fonctionnel ». Les premiers jours, les sages-femmes de la maternité, pour qui c’est habituel, peuvent être amenées à appréhender votre poitrine comme si elle n’était pas une partie intime de votre corps : pour vous montrer comment mettre bébé au sein, pour aider le lait à mieux sortir, etc. Posez-vous alors les questions suivantes : est-ce que cela me gêne que ma poitrine ne soit plus autant considérée comme une partie intime de mon corps ? Potentiellement, est-ce que ça me gêne que mes proches, ma famille, mes amis, en particulier des hommes, voient mes seins quand j’allaite ? Bien sûr, vous avez toujours la possibilité de vous isoler pour allaiter.

 

  • Tirer son lait : il est possible que vous ayez à tirer votre lait de temps en temps. Notamment si le papa souhaite s’investir lui aussi dans les repas, ou si vous poursuivez l’allaitement après avoir repris le travail ou si vous voulez juste faire une sortie sans bébé à l’heure de la tétée. Voici les questions à vous poser : est-ce que je me sens mal à l’aise avec le fait de tirer mon lait ? Est-ce que je me sens « comme une vache » et est-ce que ça me dégoûte ? Si cela évoque une forme de dégoût chez vous, il n’y a pas de honte. Cela ne fait pas de vous une mauvaise mère, soyez rassurée ! Tirer son lait n’est pas naturel, et c’est tout à fait possible que cela ne vous attire pas.

Exemple de tire-lait électrique – ohbebe.net

  • La douleur : il faut le savoir, allaiter peut faire mal aux seins, surtout au début, et surtout si vous ne crémez pas assez vos bouts de seins. Vous devez alors vous demander si vous êtes prête à accepter ces douleurs (qui ne sont pas non plus insurmontables, pas d’inquiétudes), ou si au contraire, cela vous repousse ou cela vous paraît en contradiction avec le fait de prendre du plaisir avec votre bébé.

 

  • L’esthétique de la poitrine : il est possible, mais pas systématique, que l’esthétique de vos seins soit modifiée après l’allaitement : vos seins peuvent devenir moins fermes, mois toniques, et des vergetures peuvent apparaître. Il n’y aucun moyen de le savoir à l’avance, mais on peut (et il faut) faire de la prévention avec des crèmes adaptées.

 

2) La relation avec le bébé

Allaiter peut créer un lien plus fort avec votre bébé. Une sorte de lien fusionnel, charnel. Cela peut vous donner le sentiment de vous sentir plus « maman ». Est-ce que vous vous sentirez plus mère si vous allaitez ? Ou est-ce que ce n’est pas si important pour vous ?

 

3) Le côté pratique

  • Côté pratique de l’allaitement :

Allaiter nécessite moins de logistique que faire des biberons : vous avez tout le temps vos seins avec vous, et ils sont toujours prêts pour une tétée. Contrairement au biberon, qu’il faut emmener partout, préparer, faire chauffer si besoin, laver, stériliser, etc. C’est toute une organisation, que vous n’avez peut-être pas envie de mettre en place dès le début.

 

  • Côté pratique du biberon :

Le biberon permet de connaître et de vérifier les quantités de lait absorbées. Cela peut avoir un côté rassurant pour vous, de savoir que bébé a suffisamment mangé. Mais rassurez-vous, dans tous les cas, il ne se laissera a priori pas mourir de faim !

Par ailleurs, si vous reprenez votre travail rapidement, allaiter peut devenir compliqué. Ce n’est pas impossible, c’est une organisation à mettre en place. Il vous faudra certainement tirer votre lait.

Une autre solution consiste à allaiter au début, tant que vous n’avez pas repris le travail, et à sevrer bébé progressivement jusqu’à la reprise.

 

4) Un choix de femme mais aussi un choix de couple : l’avis du papa

Et oui, papa a aussi le droit d’avoir son mot à dire ! En particulier sur 2 sujets :

 

  • Sa volonté de s’impliquer dans les repas et de pouvoir partager lui aussi ces moments avec bébé. Ou votre propre volonté de l’impliquer. Sachez que c’est également possible si vous allaitez, à condition de tirer votre lait bien sûr. Il peut alors le donner à bébé au biberon. Il y a aussi de nombreux autres moments où il pourra créer un lien fort avec son bébé, qu’il ne s’inquiète pas !
    J’en profite pour casser une idée reçue : ne pas donner la tétine ou le biberon à bébé parce qu’après il ne voudra plus du sein. C’est faux, ma fille en est le 1er exemple !

 

  • Son rapport à votre poitrine : jusqu’ici vos seins ont été pour lui un « objet érotique » : est-ce papa a l’impression que son rapport à mes seins va changer si j’allaite ? Est-ce qu’il est prêt à accepter que mes seins soient moins une partie érotique pendant la durée de l’allaitement ? Ce point peut être rédhibitoire, en tous les cas cela vaut vraiment la peine d’en discuter avec lui !

 

5) Le partage des tâches / La gestion de la fatigue

L’accouchement, les premiers jours avec bébé, tout cela est fatigant. Et vous pouvez avoir envie de vous reposer, c’est bien normal !

Si vous souhaitez vous relayer la nuit avec papa, vous pouvez envisager le biberon.

Sachez que vous pouvez aussi tirer votre lait pour que papa le donne la nuit, mais il ne faut pas que ce soit encore plus fatigant ou contraignant pour vous !

Sachez aussi qu’en général, même si ce n’est pas vous qui vous levez, vous serez réveillée quand même…

 

6) Les principales contre-indications médicales

Voici les principales contre-indications médicales. Elles sont extrêmement rares. Ce n’est sans doute pas exhaustif, et si vous avez le moindre doute, parlez-en à votre médecin.

  • Certains mamelons ne sont pas adaptés : les mamelons plats (pas d’angle net entre l’aréole et la pointe) qui ne réagissent pas au toucher ou au froid ; les mamelons coniques (surface plane minime) ; et les mamelons ombiliqués qui s’enfoncent lorsque les aréoles sont stimulées.
  • Pour les femmes atteintes du VIH, souffrant d’une maladie cardio-vasculaire, rénale ou respiratoire sévère, ou qui suivent certains traitements comme la chimiothérapie.
  • La galactosémie congénitale pour le bébé : c’est une maladie héréditaire très rare chez le nourrisson.

Certaines circonstances peuvent aussi empêcher de démarrer l’allaitement, mais ne pourront pas vous aider à faire votre choix puisque vous ne le saurez pas avant… C’est le cas si le bébé ne peut pas rester avec la mère : s’il va en néo-natalité, ou si la maman a subi une césarienne difficile. Sachez que ce n’est pas du tout systématique dans le cas de la césarienne, les équipes médicales essayent si possible de réunir la mère et son bébé.

 

7) Le prix

Pour être honnête, selon moi l’argent ne devrait pas être un critère de choix. Certes, allaiter coûte moins cher que donner le biberon, mais je ne pense pas que ce soit une bonne chose de faire un choix basé sur l’argent pour la nutrition de son enfant.

Néanmoins, je conçois que cela peut entrer en ligne de compte pour les petits budgets. Disons que, si vous faites le choix d’allaiter, alors considérez comme un bonus le fait que cela coûte moins cher.

 

Avant de partir : sachez que le plus important est de vous sentir bien et de prendre du plaisir ! J’ai préparé pour vous un guide sur les 10 conseils indispensables pour réussir les premiers repas avec Bébé et prendre du plaisir. Vous pouvez le télécharger maintenant : Cliquez ici pour télécharger » 

 

J’espère que cet article vous aura appris des choses qu’il va vous aider à faire votre choix ! J’ai essayé d’y résumer l’ensemble de mes connaissances sur le sujet. L’essentiel est de faire en sorte de vous sentir bien avec votre choix. Essayez de rester hermétique à la pression pro-allaitement, que vous allez rencontrer y compris si vous choisissez l’allaitement et que vous décidez d’arrêter rapidement. Si vous n’arrivez pas à faire un choix, laissez-vous du temps. Vous pouvez choisir au dernier moment et si vous hésitez toujours, dites-vous que ça ne coute rien d’essayer d’allaiter, vous aurez le loisir de changer d’avis ensuite !

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Références :
– http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2011/breastfeeding_20110115/fr/
– DREES, Bulletin N°958 – Avril 2016
– Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n°29 – 22 septembre 2015
– “Differential transfer of dietary flavour compounds into human breast milk” Helene Hausner, Wender L.P. Bredie, Christian Mølgaard, Mikael Agerlin Petersen and Per Moller  Physiology & Behavior
– http://www.lllfrance.org/vous-informer/des-etudes/1016-allaitement-obesite
– http://www.lllfrance.org/vous-informer/des-etudes/1094-cancer-du-sein-et-allaitement-une-meta-analyse
– http://www.elle.fr/Societe/News/Allaitement-une-petition-pour-dire-stop-a-la-pression-3031497

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