9 moyens pour SURVOLER le BABY BLUES

Mais pourquoi tu pleures ?

Je sais paaaaaaas…

Les pleurs sans raison peuvent déjà apparaître pendant la grossesse, les hormones, la fatigue, les incertitudes, tout ça peut parfois donner un cocktail pleurnichard qui n’a pas vraiment de cause visible… C’est aussi un état que peuvent connaitre les toutes jeunes mamans dans les jours qui suivent l’accouchement et pour lequel on a trouvé un nom : le baby bues !

Une amie m’a raconté récemment qu’elle avait pleuré comme une madeleine quand sa soeur lui avait demandé « t’as envie de pleurer ? » à son retour à a maison et je me revois aussi très bien à la maternité éclater en sanglot juste parce qu’une sage-femme m’avait dit : « ça va ce soir ? ».

Ca arrive presque à tout le monde, c’est normal et tu auras surement aussi un petit baby blues qu’il ne sert à rien de chercher à éviter… Tu peux néanmoins faire en sorte de le survoler pour qu’il reste un souvenir rigolo de tes débuts avec bébé et ne se transforme pas en une dépression plus importante ! C’est pour ça que j’ai fait cet article qui te donne 10 moyens de faire un baby blues cool !

Savoir que ça existe

Le baby blues est encore un phénomène qui reste assez tabou même si on tend à en parler de plus en plus. Les jeunes mamans le raconte rarement, par honte ou culpabilité. Pourtant le baby blues touche jusqu’à 80% des femmes, en moyenne dans les 3 à 10 jours après l’accouchement. Le baby blues est un état mélancolique où la femme ressent des tas de sentiments différents qui la mettent dans un état de sensibilité extrême. Ce qu’il faut bien noter, c’est que ce n’est pas grave du tout, ça part tout seul après jours et ça ne retire en rien le fait d’être une « bonne » mère !  Bien s’occuper de soi pendant le baby blues est très important pour que ça ne se transforme pas en dépression postpartum. Dans ce cas tous les symptômes s’aggravent et cela dure plus longtemps. La dépression postpartum est un peu plus alarmante et nécessite que tu ailles voir un médecin.

Savoir que ça existe et que ce n’est pas rare, au contraire, est le premier pas pour déculpabiliser en cas de baby blues !

Connaître les causes

Pour bien se rendre compte de ce qu’est le baby blues, il faut aborder les causes. Elles sont assez nombreuses et bien évidemment différentes selon chaque femme. La première cause du baby blues est la modification hormonale. Encore une fois, après t’avoir peut-être causé plusieurs maux de grossesse comme les nausées, les hormones te jouent des tours ! Les hormones de la grossesse auxquelles ton corps s’était habitué disparaissent progressivement à partir du 3ème jour après l’accouchement et les hormones qui permettent la production de lait maternel s’activent si tu as choisis d’allaiter.

La femme subi aussi une véritable épreuve tant physique qu’émotionnelle pendant l’accouchement, le corps peut être douloureux, le ventre est détendu mais il n’a pas retrouvé sa forme initiale, tu peux avoir des cicatrices qu’il faut du temps pour soigner… Et elle fait aussi face au sentiment que la grossesse est finie, que le cordon est coupé et elle réalise encore plus les responsabilités qui vont de pair avec ce petit enfant dans son berceau ! La peur de ne pas savoir bien s’en occuper, la crainte de ne pas être la mère qu’on souhaite, etc…  Au début, beaucoup de gens donnent des conseils, prennent le bébé dans leur bras, cela peut aussi déstabiliser la maman qui avait jusque là l’exclusivité de porter son bébé .

A cela se rajoute la grosse fatigue qui vient avec l’accouchement et les nuits agitées d’un nouveau-né qui demande beaucoup d’attention.

Toutes ces causes, et probablement d’autres encore, plus personnelles, mettent la jeune maman dans un tel tourbillon de nouvelles émotions et de fatigue qu’il est totalement légitime d’avoir une réaction à ces évènements et de ne pas se sentir au mieux de sa forme !

Etre au courant des symptômes

Si tu te sens triste, angoissée, pas à la hauteur, stressée, extrêmement fatiguée, impuissante, irritable, que tu as envie de pleurer tout le temps ou tout ça à la fois : bingo, c’est le fameux baby blues ! Cela peut se manifester plus ou moins fort mais dans tous les cas, reste calme : ce n’est ni grave ni anormal même si ce n’est pas le meilleur moment à passer…

Si ton baby blues dure plus de 2 semaines, arrive plus d’un mois après l’accouchement ou que tu te sens vraiment mal, n’hésite pas à en parler à quelqu’un, la dépression postpartum arrive dans 10% des cas mais si elle est prise en charge rapidement tu en sortiras plus vite !

Préparer aussi le papa

Pour passer cette période au mieux, il peut être judicieux de préparer le papa au fait que ça peut arriver. Tu peux lui expliquer les causes et les symptômes pour qu’il sache le reconnaitre et qu’il puisse t’accompagner au mieux !

voici alors quelques conseils pour le papa :

  • Dans la mesure du possible, prends ton congé paternité dès le retour à la maison, notamment en prévision de ce baby blues !
  • Aide la à avoir le maximum de temps pour se reposer en t’occupant du bébé (et ça créera un joli lien père-enfant dès de début en plus !)
  • Dis lui des mots doux, fais lui des câlins, elle a besoin d’entendre qu’elle est une maman en or
  • Aide la à s’organiser et déleste la des tâches non urgentes. Ou au moins dis lui de les laisser en attente.
  • Ne la laisse pas cuisiner tout le temps : cuisine ou opte pour des plats tout prêts ou des livraisons à domicile !
  • Sois à son écoute et ne la fais pas culpabiliser : rappelle lui que ce n’est pas grave et qu’elle a droit de pleurer tant qu’elle en a besoin

Avec ça, il pourra t’aider au maximum pour que le baby blues s’en aille aussi vite qu’il est arrivé !

Ne pas s’affoler ni culpabiliser

Si tu te rends compte que tu vis un baby blues, ce n’est pas la peine de s’affoler. Il n’y a pas besoin d’être encore plus mal parce que tu pensais que tu passerais au travers du baby blues. Laisse le venir et essaie de suivre les conseils suivants pour que ça ne s’aggrave pas ! Je le répète : le baby blues ce n’est pas grave et ça passe !

Le baby blues arrive parce que tu ne te sens pas forcément à la hauteur, que tu te trouves impuissante face aux pleurs de ton bébé, etc… Culpabiliser est le meilleur moyen pour augmenter ces sentiments et se sentir encore plus mal. Pense que quasiment toutes les mères passent par ce coup de moins bien, même les mères que tu admirent et que tu trouves géniales ! Tu n’as pas l’oreille absolue et tu as encore besoin de faire connaissance avec ton enfant et ses particularités.

Note aussi que ce n’est pas la peine de culpabiliser si tu ne fais PAS de baby blues ! Ca arrive aussi et c’est normal aussi, il n’y a pas de règles !

Tu es une bonne maman, même si tu pleures en changeant une couche, que tu as besoin de ne pas l’entendre pleurer pendant quelques heures ou même que tu ne vis pas de baby blues ! Devenir maman s’apprend, ton enfant va t’aider, fais lui confiance et fais toi confiance !

Demander de l’aide et parler

Pendant cette période, tu peux avoir un peu honte d’être dans cet état et vouloir te cacher du monde entier. Et je te comprends. Et pourtant c’est une période où tu auras vraiment besoin de soutien, à la fois pour prendre soin de ton enfant et pour prendre soin de toi aussi. Pendant les débuts, ma mère est venue m’épauler et elle se rappelle encore avoir passé toute une nuit sans dormir parce que ma fille ne voulait dormir qu’avec un petit doigt à téter et que j’avais vraiment besoin de me reposer tout en sachant que ma fille était entre de bonnes mains. Je me sentais mieux après avoir dormi et ma mère a été fatiguée mais contente d’avoir pu me soulager !

Que ce soit le papa, ta maman, une amie, peu importe, tant que c’est une personne en qui tu as confiance, n’hésite pas. Les gens, et surtout les mamans qui sont déjà passées par là, savent que c’est un moment où il faut savoir être disponible !

Tu peux aussi simplement demander à une personne de t’écouter, sans juger, pour que tu puisses libérer tout ce que tu as sur le coeur, même si ça n’a pas vraiment de sens…

Ne pas viser la perfection

Je te comprends totalement si tu as envie d’être la meilleure, la jeune maman qui assure sur tous les fronts : qui arrive à s’occuper de son bébé, à faire une lessive par jour, le ménage, des bons petits plats,à comprendre pourquoi bébé pleure, à répondre à quelques emails du boulot, à ne pas perdre patience au 6ème réveil dans la nuit, à repasser tous les bodies, à préparer des gateaux pour les gens qui viennent rencontrer l’enfant chéri, etc…

Et pourtant, c’est le meilleur moyen pour faire un baby blues sévère… Ce n’est pas le moment de vouloir être la super maman parfaite qui gère tout à la perfection ! Ce n’est pas forcément évident de devoir dès le début réduire un peu ses exigences mais je t’assure que c’est pour ton bien-être et celui de ton enfant. Ton bébé a besoin d’une maman reposée et disponible pour faire des câlins, pas une maman survoltée qui ne peut pas supporter les biberons sales et la poussière ! Et il ne t’en voudra pas si tu as zappé de changer une couche au milieu de la nuit ou de lui donner le bain un jour…

Rappelle toi d’un truc : les gens parfaits sont des gens chiants ! C’est dit 😉

S’occuper l’esprit avec du positif

Si tu te sens un peu mélancolique, il est temps de t’occuper l’esprit avec des choses qui te plaisent. Pense au positif pour ne pas ressasser tes idées noires. Essaie de te concentrer sur ton bébé, sur son visage, sur ses petites mimiques, sur ce qui te rend heureuse. Essaie aussi de penser à autre chose qu’à ton bébé qui occupe déjà 100% de ton temps… Pense à des futures vacances, à un projet qui te tient à coeur, au prochain livre que tu auras envie de lire, etc…

Un bon moyen de chercher le positif est aussi d’appeler ou de voir des personnes extérieures qui vont te changer les idées et avec qui tu pourras un peu parler à la fois de ce que tu vis en ce moment mais aussi de ce qui se passe pour eux. Ce te permettra de prendre un peu de recul et de te rappeler que la vie continue !

Se reposer

L’accouchement et les premiers jours avec un Bébé qui entrecoupe les nuits et laisse peu de moments de répits amène énormément de fatigue. Pour se sentir bien, il est très important de se reposer un maximum. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire pour une jeune maman qui s’occupe beaucoup de son bébé et qui, quand il dort, se met la pression pour faire le ménage, la cuisine, la vaisselle, la lessive, les courses, etc… On te le dira en préparation à l’accouchement, à la maternité, en suite de couche, et je te le répète encore une fois : dors quand bébé dort ! Et si papa a pris son congé paternité dès le début (ce que je préconise), met des boules quiets et dors quand papa s’occupe du bébé !

Tu es parée pour un baby blues au top, qu’il arrive ou non ! Ce n’est pas grave de pleurer, au contraire, ça te libère alors pleure un bon coup, repose toi et trouve une copine pour te plaindre et te changer les idées !

Si tu connais d’autres femmes que ça pourrait intéresser, n’hésite pas à partager !

Références :

Verinder Sharma, Priya Sharma : Postpartum Depression : Diagnostic and treatment issue.

MGH Center for Women’s mental health : February 21, 2008. Post partum psychiatric disorders

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